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LES LETTRES EN HYPOKHÂGNE

vendredi 22 avril 2016, par Daniel Zakine


Objectifs et démarche pédagogique :
Ces cours assurent une formation littéraire fondamentale pour des étudiants qui n’ont pas tous arrêté définitivement leur choix d’orientation. Si quelques-uns se disposent à passer les concours des I.E.P. ou des écoles de commerce, la plupart envisagent des formations universitaires dans des disciplines telles que l’histoire et la géographie, les langues vivantes, la philosophie et, naturellement, les lettres, classiques ou modernes. Beaucoup se destinent aux métiers de l’enseignement, mais aussi de l’édition, du journalisme, du spectacle, voire de la communication.


Il s’agit donc de leur permettre de développer leur culture générale et leur maîtrise écrite et orale de la langue française, afin qu’ils puissent par la suite se présenter dans de bonnes conditions aux diverses épreuves des concours d’entrée de leur choix, parmi lesquels figure, bien entendu, pour ceux qui poursuivraient leur cursus en classe de Première supérieure (ou Khâgne) au Lycée Montesquieu, celui de la Banque d’Épreuves Littéraires, à laquelle est désormais rattachée l’École Normale Supérieure de Lyon (LSH).



L’année de Lettres supérieures (ou Hypokhâgne) propose un tronc commun à tous les étudiants qui doivent progressivement déterminer leur spécialité pour l’année suivante : histoire-géographie, anglais, lettres modernes. Ceux qui souhaitent suivre d’autres voies, telles que celles de la philosophie, par exemple, doivent cependant, tout comme ceux qui ambitionnent de se présenter au concours de l’École Normale Supérieure de Paris (Ulm), poursuivre leurs études dans un autre établissement.


Organisation :
Les cours qui débutent en septembre, dès la rentrée des lycées, s’achèvent à la fin du mois de juin. Ils sont organisés selon trois perspectives essentielles, à raison de cinq heures hebdomadaires :

  • constitution d’une culture approfondie fondée sur une solide connaissance de l’histoire littéraire, des divers mouvements littéraires et culturels qui l’ont traversée, ainsi que des divers genres, formes et tons qui font sa richesse ;
  • mise au point d’une méthode d’analyse à partir de l’étude d’œuvres intégrales et d’extraits de textes représentatifs de la littérature française, du XVe siècle à nos jours ;
  • maîtrise des exercices écrits (dissertation littéraire générale, dissertation sur une œuvre littéraire, commentaire composé d’un texte littéraire) et oraux (explication linéaire ou composée d’un texte littéraire).


Évaluation :
Pour ce qui est de l’écrit, tout repose sur des devoirs surveillés de cinq heures qui ont lieu le samedi matin de 8 heures à 13 heures, selon un calendrier fixé dès la rentrée ; des devoirs et travaux complémentaires peuvent être ponctuellement proposés ; à la restitution des copies, des exemples de corrigés entièrement rédigés sont proposés.
Pour ce qui concerne l’oral, des interrogations individuelles (ou “colles”), qui se déroulent en-dehors des cours (sur rendez-vous individuels, à raison d’un par trimestre et par étudiant), permettent de mesurer l’investissement et les progrès personnels ; le texte proposé est le plus souvent en relation avec ce qui se fait en cours ; chaque étudiant dispose d’une heure de préparation ; l’exposé dure entre vingt et vingt-cinq minutes et fait l’objet d’une reprise du professeur qui pointe immédiatement ses principaux défauts et qualités.
Deux concours blancs sont organisés au cours de l’année, à raison d’un par semestre.


 


Programme :
Les textes appartenant à la littérature française de la fin du XVe siècle à nos jours sont abordés dans une double perspective chronologique et générique. Il s’agit d’aider les étudiants à acquérir progressivement les références et les outils théoriques leur permettant d’inventer leur propre démarche heuristique.
Laissé à l’appréciation du professeur, le choix des textes, des œuvres et des auteurs peut varier d’une année à l’autre. Au début de chaque séquence (pour des raisons pratiques évidentes, la répartition de ces séquences épouse le calendrier scolaire), d’une durée de six à huit semaines, la lecture cursive de nombreuses œuvres littéraires est exigée.


Daniel ZAKINE,
Professeur de Chaire supérieure,
Agrégé de Lettres modernes.